Une ouverture au sommet de l'État
Placé sous le haut patronage du président de la République islamique de Mauritanie, Son Excellence Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, le Forum a été officiellement ouvert par le Premier ministre Monsieur El Moctar Ould Djay. Dans son discours, ce dernier a dressé un tableau sans ambiguïté de la situation : érosion côtière, montée du niveau de la mer, surexploitation des ressources halieutiques, pollution marine, perte de biodiversité et pêche illicite figurent parmi les menaces qu’il a explicitement nommées. « Nous devons construire une réponse collective, ambitieuse et durable »,a-t-il déclaré, appelant États, partenaires et communautés côtières à conjuguer leurs efforts.
Monsieur Mahamadou Gado, Commissaire de l’UEMOA, a quant à lui rappelé la dimension économique de l’enjeu. Pour lui, l’économie bleue représente un levier de transformation majeur pour la sous-région : croissance, emploi, réduction de la pauvreté, autant d’opportunités que recèlent les ressources marines, à condition d’en assurer une exploitation durable.
Madame Messouda Baham Mohamed Laghdaf, ministre mauritanienne de l’Environnement et du Développement durable a, de son côté, mis en avant les avancées nationales, citant notamment la création de l’aire marine protégée « Baie de l’Étoile » comme illustration concrète de l’engagement du pays en faveur de la conservation des écosystèmes marins.
Monsieur Ahmed Senhoury, Directeur exécutif du PRCM, a quant à lui insisté sur la nécessité d’une approche véritablement inclusive. « La dégradation de la santé des océans ne menace pas seulement l’équilibre écologique. Elle met aussi en péril les économies et les populations qui en dépendent », a-t-il averti, plaidant pour une gouvernance associant États, communautés locales, chercheurs, société civile et bailleurs.
L'économie bleue, fil rouge du Forum
Tout au long des quatre jours de travaux, l’économie bleue a occupé une place centrale dans les échanges. Ateliers techniques, sessions plénières et événements parallèles ont permis d’aborder la gestion durable des ressources marines, le développement des filières halieutiques, la restauration des mangroves ou encore la résilience des communautés littorales face au changement climatique. Experts, décideurs et représentants de la société civile ont partagé expériences et recommandations, avec un objectif commun : concilier croissance économique, préservation des écosystèmes et inclusion des populations côtières.